Liste taxonomique macro-invertébrés :
Voici ce qui a été fait :
abondance de chaque taxons (pour chaque station et année)
abondance relative de chaque taxon (pour chaque station et année)
abondance totale (pour chaque station et année)
abondance totale moyenne
richesse spécifique (pour chaque station et année)
richesse moyenne
contribution relative des ordres à la richesse (pour chaque station et année)
contribution moyenne par ordre
cartes des tendances (abondance totale, richesse taxonomique, abondances relatives EPT, Diptères, Gammares, Chironomes)
Elle peut augmenter ou diminuer en cas de perturbation.
L’abondance varie entre 2500 et 7000 individus pour la plupart des stations. Une dizaine de stations oscillent entre 2500 et 20000 individus. Peut-être qu’il serait intéressant de les cartographier à l’avenir.
(ce n’était pas lisible en mettant les noms des stations désolée).
Fig.1 : Evolution de l’abondance totale par station
Fig.2 : Evolution annuelle de l’abondance totale moyenne
L’abondance totale a chuté drastiquement en 2020. D’après le graphique précédent, cela pourrait s’expliquer par le fait que moins de stations ont contribué à une augmentation de l’abondance moyenne à partir de cette année-là.
Idée de ce qu’il y a pu se passer ? (régime hydrologique, pollution ?)
Questionnement : est-ce qu’il s’agit d’un taxon en particulier ? Un groupe ? Baisse générale ?
Une fois le pourcentage d’EPT par station et par année calculé via l’abondance, nous en déterminons la valeur moyenne et traçons l’évolution.
Fig.3 : Evolution annuelle du % EPT moyen
Le pourcentage moyen d’individus EPT varie peu au cours du temps, se situant entre 10 % et 11,7 % du peuplement total. Des augmentations et des baisses sont observées, mais elles restent de faible ampleur.
Fig.4 : Evolution annuelle du % Diptères moyen
De même, le pourcentage de Diptères varie faiblement. On constate tout de même que le pourcentage est très élevé contrairement aux EPT (mais ceci peut être biaisé par le fait que les Diptères prennent en compte 150 000 espèces, contrairement aux EPT qui comptabilisent à eux 3 environ 16000 espèces).
Fig.5 : Evolution annuelle du % Gammares moyen
Les Gammares varient peu dans le temps à l’échelle régionale, et représentent un faible pourcentage de la communauté.
Fig.6 : Evolution annuelle du % Chironomes moyen
Leur proportion moyenne annuelle n’est pas stable et représentent une part importante de la communauté.
Le rapport devrait diminuer à mesure que les perturbations augmentent (plus de Chironomes et moins d’EPT).
Fig.7 : Evolution annuelle du rapport EPT/Chironomes
Or, ici une diminution générale est constatée depuis 2018.
Cela indique s’il y a un changement au niveau de la structure de la communauté (remplacement d’espèces sensibles par des espèces tolérantes par exemple).
Fig.8 : Evolution de la richesse par station
Globalement la richesse taxonomique varie entre 20 et 80 taxons différents. (pour les même raison que le premier graphique, je n’ai pas pu mettre les noms)
Fig.9 : Evolution annuelle de la richesse taxonomique moyenne
Globalement, la richesse taxonomique moyenne a diminué depuis 2013 (55 à 47 taxons). On peut supposer une diminution du nombre de taxons peuplant certaines stations au cours du temps (compétition face aux espèces tolérantes telles que les chironomes et autres diptères ?).
Il est intéressant de connaître les ordres contribuant le plus à la richesse (en gardant en tête l’ordre de grandeur du nombre d’espèces comprises dans chaque ordre).
Fig.10 : Contribution des différents ordres à la richesse taxonomique
Les Trichoptères constituent le groupe le plus contributif à la richesse, suivis par les Coléoptères et les Diptères. Ces derniers groupes se caractérisent par un grand nombre d’espèces, contrairement aux Trichoptères. Les Éphéméroptères contribuent également à cette richesse.
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Fig.11 : Evolution de l’abondance des Trichoptères en Bretagne
Fig.12 : Evolution de l’abondance des Ephémeroptera en Bretagne
Fig.13 : Evolution de l’abondance des Plecoptera en Bretagne
Fig.14 : Evolution de l’abondance des Diptera en Bretagne
Fig.15 : Evolution de l’abondance des Chironomes en Bretagne
Fig.16 : Evolution de l’abondance des Gammares en Bretagne
De manière générale, les groupes et taxons étudiés présentent une faible variabilité temporelle. Cela n’indique pas s’ils sont présents en faible nombre ou pas dans les stations.
Les changements majeurs observés concernent principalement les Chironomes, qui montrent plutôt une tendance à l’augmentation.
Fig.17 : Evolution de la richesse taxonomique en Bretagne
Fig.18 : Evolution de l’abondance totale en Bretagne
L’abondance totale suit un gradient inverse à celui de la qualité. Contrairement à l’abondance, la richesse taxonomique, quant à elle, diminue sur un nombre plus restreint de stations, mais de manière plus étendue sur le territoire.
Dans la partie est de la région, la richesse taxonomique ne montre aucune tendance significative. Cependant, on observe de fortes augmentations de l’abondance totale. Cette divergence suggère que la structure globale de la communauté (le nombre d’espèces présentes) reste relativement stable, mais que certains taxons connaissent une importante augmentation de leur nombre d’individus. (taxons polyvoltins ?). Cela pourrait indiquer une dominance de certaines espèces particulièrement adaptées ou tolérantes aux conditions locales, sans pour autant entraîner une perte ou un gain d’espèces (ou alors remplacement). De plus, l’état des cours d’eau étant relativement stable, cela aide à l’établissement des espèces.
Dans les prochains jours, je vais comparer les tendances “taxo” avec les tendances “indices et métriques”.
Vous trouverez ci-dessous les stations présentant une tendance significative en termes de richesse et d’abondance.
Tab.1 : Récapitulatif des stations où l’abondance totale augmente
Tab.2 : Récapitulatif des stations où l’abondance totale baisse
Tab.3 : Récapitulatif des stations où la richesse augmente
Tab.4 : Récapitulatif des stations où la richesse baisse